Ce samedi 27 juin, nous arrivons à trois vers 7h00 au col de la Colombière avec comme objectif la pointe Blanche (2438 m) par le passage Pellier, et surtout de revenir au parking avant les orages annoncés pour le début d’après-midi,…qui n’auront pas lieu. Randonnée alpine encadrée par Nelly.
Sentier menant au lac de Peyre, hors sentier dans de raides pâturages nous amènent au pied de la face Est. Nous remontons la rampe rocheuse et terreuse qui longe la paroi et mène à 2220 m environ à la base du passage Pellier. Il s’agit d’un couloir rocheux et terreux où l’escalade ne dépasse pas le II. Nous le remontons en mode rando, pour déboucher à 2350 m dans les prairies du versant sud-est de la pointe Blanche. Il ne reste plus qu’à monter au sommet par un sentier classique.
Après une bonne pause, nous entamons avec concentration, et sous les conseils avisés de Nelly, la descente sur le col du Rasoir, d’une dénivelée de 180 m dans le raide et fuyant versant sud-ouest : trace serpentant dans les éboulis et désescalade finale sur quelques mètres, dans ce qu’on appelle du terrain à chamois.
Au col du Rasoir, constatant que la météo est stable et qu’il est tôt, il est décidé d’ajouter au programme le pic de Jallouvre (2408 m) qui nous tend les bras. Et c’est reparti pour 150 m de dénivelée supplémentaire avec la traversée aérienne mais facile du col du Rasoir et de la Cravate, où seul un résidu de névé sans risque de glissade subsiste (en cas de névé problématique nous avions crampons et piolet).
Une randonneuse s’étant fourvoyée dans les très raides éboulis et dalles du versant sud-est du col du Rasoir sous le regard inquiet de sa mère, Nelly lui donne des conseils pour en sortir. Qui aurait l’idée de monter au col par là ?…
Au sommet du Jallouvre nous prenons le temps d’une bonne pause casse-croûte.
La redescente sur le col du Rasoir ne pose pas de problème mais la chaleur commence à devenir pesante.
La suite de la descente n’est pas comme nous l’attendions, et pour cause la deuxième partie du sentier dans ce vaste et raide champ d’éboulis n’existe plus. Elle a dû être emportée par un orage. Nous dévalons donc le champ d’éboulis droit dans la pente en empruntant un chenal à sec creusé par les pluies d’orages, ce qui nous permet de nous stabiliser sur ses bords. La suite du sentier dans les prairies est également assez dégradée.
Nous arrivons vers 14h00 au parking, ravis de cette très esthétique randonnée alpine de 980 m de dénivelée, en en ayant « plein les pattes » et un peu harassés par la chaleur. Nous prenons un pot au restaurant du col.
Pas d’orage en vue, ce sera peut-être pour le soir.
Louis




