(Genevois)

Une balade valable toute l’année, sauf en hiver, à faire en période sèche, car le terrain est raide et glissant. Carte = Bellegarde sur Valserine 3330 OT. Dénivelée = 200 m, pour la demi-journée. Intérêt : un cours d’histoire-géo ; une sorte de jeu de piste, avec 30 bornes en 3 km.

Départ de la borne frontière 17A. Depuis Valleiry, la D23 passe devant l’ancienne douane de La Joux et descend vers Chancy en Suisse. La borne 17A est à G, à l’entrée de la forêt. On ne peut y garer plus d’une voiture, les autres se gareront au parking aménagé 250 m plus loin en Suisse (papiers en règle !). L’altitude officielle : 425 m.

Bien examiner la borne de départ : F face sud, S face nord, 1919 côté route et 17A côté forêt. Sur le dessus, 2 demi-traits comme les aiguilles d’une montre donnent les directions de la borne suivante et de la borne précédente. Quelques mètres sur un bon chemin en ligne droite pour la borne 17 avec S face sud, G face N (Ici S = Savoie ou Sardaigne et non plus Suisse, G = Genevois). Elle vient presque à la taille, elle date de 1816, et matérialise le rattachement de Genève à la Confédération helvétique.

Bornes 16, 15, 14. Pour la 13, dépasser le panneau jaune, et regarder son dessus un peu arrondi : la direction n’est plus donnée par un trait, mais un serpentin, qui représente le lit du ruisseau en dessous.

Revenir au panneau « tourisme pédestre », le sentier passe par une tour de bois (d’en haut petite vue sur le défilé de l’Ecluse) et descend à une passerelle au-dessus du Longet.
Remonter par 150 marches en 4 volées à une piste goudronnée. La prendre à G, elle se termine avec une aire de retournement. A quelques mètres se trouve la borne 10 (les Plantons, 365 m). Petit AR aux bornes contiguës 11 et 12 : la borne 12 possède le même serpentin que la borne 13, car la frontière suit sur 700 m ces 2 rus affluents du Longet. Retour à la borne 10.

Borne 9 avec un triangle géodésique, volée de 60 marches pour descendre à la borne 8 (reconstruite en 1977), puis borne 7 ; changement de direction et de déclivité pour la borne 6 au bas de la pente. Les bornes 5, 4 et 3 sont plus petites (à peine la hauteur du genou). A côté de la 2, la borne 1 est richement gravée, sur une face l’aigle de Sardaigne et sur l’autre les armoiries de Genève surmontées de la date 1816.

Poursuivre après une passerelle sur le nant de Vologne : borne 1.1 gravée F, S et 1878 (la Savoie est redevenue française en 1860), bornes 1.2, 1.3, 1.4 et 1.5 au bord du Rhône. Sur cette borne, le point le plus occidental de la Suisse à 332 m, on retrouve un serpentin car la frontière remonte le Rhône.

Une sente permet de remonter au bord même du fleuve sur 1 km, puis une petite route sur 1 autre km qui franchit la Laïre. Juste après le pont, prendre un petit sentier au bord de la Laïre, non balisé. Après un biotope très méditerranéen, il rejoint une piste empierrée menant à D à une passerelle métallique.

Après la passerelle, à D un champ de tir militaire suisse ! A G, le sentier balisé « Malagny » permet de descendre en AR au bord de la Laïre à une plaque de ciment frontière S/F (au delà,la frontière est la Laïre). Revenir au poteau indicateur ; le chemin « vers Chancy » monte en forêt à la borne 24 notée S et G ; les suivantes se succédent jusqu’aux bornes 16 et 17A. Il ne reste rien du mur métallique érigé par les Italiens pendant la guerre 39/45, pour interdisant tout passage aux Français aspirant à la liberté suisse.